« Rabbana wa laka al-hamd » (ربنا ولك الحمد) est la réponse traditionnelle que prononce chaque fidèle après avoir entendu « Sami Allahu liman hamidah », au moment où il se redresse après l’inclinaison dans la prière. Cette formule, récitée plusieurs fois par jour par des centaines de millions de musulmans, complète un dialogue rituel dont la portée dépasse largement sa brièveté apparente.
Ce guide détaille la signification exacte de cette formule, sa place dans le déroulement de la prière, et les variantes existantes selon les écoles juridiques musulmanes.
Sommaire
- Signification et traduction de « Rabbana wa laka al-hamd »
- Le lien avec « Sami Allahu liman hamidah »
- La place exacte de cette formule dans la prière
- Les variantes de cette formule selon les écoles
- La portée spirituelle de cette louange
- Questions fréquentes
Signification et traduction de « Rabbana wa laka al-hamd »
« Rabbana wa laka al-hamd » se traduit par « Notre Seigneur, à Toi la louange ». La formule se décompose en « Rabbana » (notre Seigneur), « wa » (et), « laka » (à Toi) et « al-hamd » (la louange). Elle constitue une déclaration directe de reconnaissance adressée à Dieu, prononcée au moment précis où le fidèle se redresse après l’inclinaison.

Le lien avec « Sami Allahu liman hamidah »
Cette formule forme un couple indissociable avec Sami Allahu liman hamidah (« Allah entend celui qui Le loue »), prononcée juste avant. Lors d’une prière collective, l’imam prononce la première formule à voix haute, et les fidèles répondent silencieusement ou à voix basse par « Rabbana wa laka al-hamd », complétant ainsi cet échange rituel entre l’affirmation que Dieu entend la louange et la louange elle-même.
La place exacte de cette formule dans la prière
Dans la séquence de la prière musulmane, ce moment intervient précisément entre l’inclinaison (rukû’) et la prosternation (sujûd) : le fidèle se redresse, prononce ou entend « Sami Allahu liman hamidah », répond par « Rabbana wa laka al-hamd », puis entame la prosternation suivante. Ce court instant debout, bien que bref, constitue une étape à part entière de la structure rituelle de la prière.

Les variantes de cette formule selon les écoles
Certaines écoles juridiques musulmanes (madhahib) recommandent des formulations légèrement enrichies de cette réponse, comme « Rabbana wa laka al-hamd, hamdan kathiran tayyiban mubarakan fih » (Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, pure et bénie). Ces variantes, bien que plus longues, conservent le même sens fondamental de reconnaissance et de louange adressées à Dieu.
La portée spirituelle de cette louange
Ce court échange illustre un principe central de la prière musulmane : la louange n’est jamais un simple mot isolé, mais s’inscrit dans un dialogue rituel structuré, où chaque formule répond à une autre. Cette structure rejoint celle observée dans d’autres formules du quotidien musulman, comme la reconnaissance qu’exprime Jazakallah khairan envers un bienfaiteur humain, transposée ici dans un dialogue directement adressé à Dieu.

Questions fréquentes
Que signifie « Rabbana wa laka al-hamd » ?
Cette formule signifie « Notre Seigneur, à Toi la louange », une réponse de reconnaissance prononcée après s’être redressé de l’inclinaison pendant la prière.
Quand exactement prononce-t-on cette formule ?
Elle est prononcée immédiatement après « Sami Allahu liman hamidah », au moment où le fidèle se redresse après l’inclinaison, avant la prosternation suivante.
Qui prononce cette formule lors d’une prière collective ?
Tous les fidèles la prononcent, généralement à voix basse, en réponse à l’imam qui a prononcé « Sami Allahu liman hamidah » à voix haute.
Existe-t-il une version plus longue de cette formule ?
Oui, certaines écoles juridiques recommandent d’ajouter « hamdan kathiran tayyiban mubarakan fih », une extension qui enrichit la louange sans en changer le sens fondamental.
Cette formule est-elle récitée en dehors de la prière ?
Son usage principal reste lié à la prière rituelle, bien que certains musulmans la répètent également comme rappel spirituel personnel en dehors de ce cadre.
Pourquoi cette formule est-elle si brève ?
La brièveté reflète la structure générale de la prière musulmane, où chaque position du corps s’accompagne d’une formule concise et précise, répétée à chaque cycle.







